Les Conseils de Néron pour viabiliser votre Radio Communautaire

9012013

Néron Nkata est aujourd’hui le directeur de la Radio communautaire Vuvu Kieto, à Mbanza Ngungu, dans la province du Bas Congo en RDC. Formé au marketing par la Fondation Hirondelle depuis 2007, Néron a développé les revenus de sa radio de manière spectaculaire. Il peut maintenant partager son expérience et ses réussites à travers 12 conseils pour viabiliser une radio communautaire.

 

Conseil n° 1 : Pour générer suffisamment de revenus il faut engager plusieurs commerciaux (marketeurs).

« Il est possible de recruter des marketeurs au sein de l’équipe de la radio afin de ré-équilibrer les forces entre antenne, administration et commercial. Il y a assez de travail à faire pour alimenter l’activité de plusieurs marketeurs, chaque jour, en prospectant sur l’ensemble de la zone de diffusion de la radio ».

Ecoutez le podcast, partagez ou téléchargez  les conseils de Néron :

(3min16)

 

Retrouvez chaque mois en 2013, un nouveau conseil de Néron sur le blog www.radiopubafrica.com

 

 

 

 

 

 

 

 




Les ONG accordent trop d’aide aux journalistes et pas assez au management et au marketing des médias communautaires.

3012013

Les ONG accordent trop d’aide aux journalistes et pas assez au management et au marketing des médias communautaires. dans Developpement capture-decran-2013-01-03-a-23.14.35

 

Les ONG accordent trop d’aide aux journalistes et pas assez au management et au marketing des médias. C’est le constat de Michel Colin, consultant à la Fondation Hirondelle, spécialisé dans la génération de revenus pour les radios. Entretien, par Dominique Jaccard.

 

Dominique Jaccard : Comment les petites radios privées et communautaires africaines génèrent-elles des revenus pour pouvoir fonctionner ?

Michel Colin : Elles attendent beaucoup de la coopération internationale. Pour elles, l’objectif c’est de trouver un bailleur de fonds. En dehors de ça, peu d’efforts sont faits. En règle générale, on attend que l’argent arrive, soit par un donateur, soit par les autorités locales pour passer des communiqués, soit par des auditeurs qui veulent aussi passer leurs propres communiqués à l’antenne. Les radios essaient de définir un tarif, mais c’est très mal organisé. En gros, la règle c’est que quand il y a de l’argent, on accepte de faire ce qu’on nous demande.

DJ: Des ONG aident-elles ces radios à se professionnaliser dans le management et le marketing ?

MC : Assez peu. C’est un constat que j’ai fait au fil des années. Peu d’ONG sont impliquées sur le terrain dans la pérennisation des radios. La plupart des ONG consacrent depuis très longtemps beaucoup de moyens et de formation aux journalistes. Et pour la pérennisation, pratiquement rien du tout. Les radios communautaires se retrouvent parfois avec beaucoup plus de journalistes qu’il n’en faudrait pour leur radio et surtout pas assez de personnes pour aller générer des revenus. L’autre aspect que je trouve

dramatique dans certains pays, c’est que ces journalistes, parfois obligés de se convertir au marketing par la force des choses, font des erreurs déontologiques énormes, parce qu’ils ne font pas vraiment la différence entre leur déontologie de journaliste et le fait d’aller chercher de l’argent.

DJ : Quelles solutions voyez-vous ?

MC: Le problème, qui est assez universel, c’est que le succès commercial d’une radio dépend directement de son management. La priorité, c’est de former des managers, parce que tant que le manager de la radio n’a pas pris la décision de gérer sa station comme une entreprise, même si c’est une association ou une radio communautaire, il ne pourra pas se passer grand-chose. Parfois on forme des acquisiteurs de publicité qui ont de vraies compétences commerciales sur le terrain et qui se heurtent à une administration de leur radio qui n’est pas compatible avec ce qu’ils veulent faire. On ne leur donne pas de moyens : ils n’ont pas de voiture, pas d’unité pour téléphoner, quand ils ont vendu de la publicité on ne la passe pas à l’antenne… Le marketing et la publicité, c’est un concept nouveau pour beaucoup de gens en Afrique, donc il faut le leur expliquer. Par contre une fois qu’ils ont compris cela peut aller très vite. La priorité des priorités, c’est d’aider les managers à faire le choix d’aller dans cette direction là et de s’en donner les moyens.

 

Source : « Quoi de neuf »  la news letter de la Fondation Hirondelle / N° 39 – Décembre 2012

Téléchargez « Quoi de neuf » n° 39 pour consulter l’article en intégralité
Download « What’s New n°39″ in English 

L’article sur le site de la Fondation Hirondelle

 


 

 

 

 




3 concepts novateurs pour récolter des dons

21112012

 

Le projet « Photos to help » imaginé par les étudiants de la Miami Ad School pour MSF consiste à publier des photos sur le tableau Pinterest de l’organisation humanitaire afin que des internautes donateurs les achètent en ligne. (Source : mdelmas.net  / adsoftheworld.com | Imaginé par des étudiants de la Miami Ad School)

Dans un article précédent je vous avais présenté le concept du crowdfunding, ces sites internet qui permettent de présenter des projets et de récolter des dons en ligne.

Une autre idée, « Donation Box » consiste à récolter des dons à travers une application Iphone.

 

 

 




Le Crowdfunding en ligne peut vous aider à trouver le financement de votre projet

28092012

 

 

Le Crowdfunding en ligne peut vous aider à trouver le financement de votre projet dans Developpement Capture-d’écran-2012-09-28-à-19.46.131

 

Le crowdfunding, ou « financement participatif », est une méthode qui s’appuie sur les réseaux sociaux et les plateformes communautaires sur le web. Elle permet à un entrepreneur  ou une organisation humanitaire de trouver un financement pour la mise en oeuvre de son projet, grâce aux apports financiers individuels de « participants » convaincus par l’intérêt dudit projet.

Le 27 mars 2012 est une date historique pour le Crowdfunding aux USA. Ce jour-là en effet, le parlement américain a définitivement adopté une loi permettant aux particuliers de contribuer au financement des entreprises avec des petites sommes.

En quelques années, les plateformes Internet de finance solidaire et collective ont poussé comme des champignons. Selon une étude du site crowdsourcing.org, elles sont aujourd’hui 450 dans le monde contre une dizaine seulement il y a 3 ans. Pour l’instant, peu d’entre elles sont rentables, faute d’un volume de projets réussis suffisants. En effet, les plateformes prélèvent une commission moyenne de 5% sur le montant total du projet. Si le dossier n’arrive pas à atteindre la somme fixée au départ, le site internet ne demande aucun argent.

 

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Quelques exemples de sites de crowdfunding :

 

  • Ulule, donne vie aux bonnes idées. Sur Ulule.com vous pouvez participer au financement de projets créatifs et innovants, recevoir des contreparties exclusives. Si un projet n’atteint pas son objectif, vous êtes remboursé sans frais. 1236 bonnes idées ont déjà été financées grâce aux Ululers.
  • Sur KisskissBankBank des centaines de projets créatifs ou innovants naissent grâce à des milliers de contributeurs.
  • Avec Babyloan.org les petits prêts font les grandes histoires. Un prêt solidaire permet à un micro-entrepreneur de développer son activité.
  • Babeldoor.com cherche à faire éclore des projets enthousiasmants.
  • Emphas.is aide les photojournalistes à pitcher leurs projets directement auprès du public.
  • Kickstarter.com est la plateforme pour les projets créatifs qui a battu tous les records en recueillant 1,19 millions de dollars pour la chanteuse américaine Amanda Palmer.
  • Encore 10 sites de crowdfunding en France



Radios communautaires, femmes et technologies de l’information et de la communication (TIC) en Afrique de l’Ouest

16042012

 Radios communautaires, femmes et technologies de l'information et de la communication (TIC) en Afrique de l’Ouest  dans Developpement Capture-d’écran-2012-04-10-à-08.44.17-231x300

La publication de Search for Common Ground intitulée « Radios communautaires, femmes et TIC en Afrique de l’Ouest » explore l’intersection actuelle entre la radio, le genre et les TIC.

(Source Radio for PeaceBuilding Africa) En Afrique de l’Ouest, les stations de radio communautaires jouent déjà un rôle important d’information de l’opinion publique. Elles ont cependant un potentiel encore plus grand pour atteindre leur public, notamment en adoptant les innovations récentes dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC), et en particulier via les téléphones mobiles et les SMS.

En effet, les radios ont commencé à exploiter le potentiel des téléphones mobiles et de la technologie SMS. Les auditeurs appellent et envoient des textos au cours des émissions radio afin de contribuer aux programmes en partageant des informations, leurs opinions, ou encore des anecdotes ou des commentaires. Pour accepter les appels, il suffit que le personnel de la station place le téléphone mobile vers le micro, permettant à la personne en ligne de s’exprimer librement à l’antenne. Les présentateurs peuvent également lire les SMS envoyés par les auditeurs sur l’écran de leur téléphone pendant leur programme. En sollicitant des commentaires, le personnel des stations de radio est en mesure de mieux comprendre les enjeux locaux et de donner la parole aux auditeurs.

Lire la suite… »




A lire « Notre maison brûle au sud. Que peut faire l’aide au développement ? »

10042012

A lire

L’AFD a dressé le résumé suivant de l’ouvrage : « A une époque où l’on se gausse aisément d’une aide publique au développement que l’on charge de biens des maux, Serge Michailof et Alexis Bonnel procèdent à un bilan de l’aide depuis sa création dans le contexte de la guerre froide et de la décolonisation, et décrivent ses succès mais aussi ses dérives et ses erreurs. Ils mettent en évidence l’intérêt et les limites, de l’approche compassionnelle actuelle qui, via les objectifs du millénaire, tente d’instaurer une sorte de RMI à l’échelle mondiale. Alors que nombre de régions à la dérive sont devenues de dangereux chaudrons où bouillonnent misère et frustrations, ils décrivent les chocs qui, au cours des prochaines décennies, vont frapper tant le Sud que, par ricochet, nos pays riches. Procédant à une analyse impitoyable de l’échec de l’intervention de la communauté internationale en Afghanistan, Serge Michailof propose des approches novatrices pour aider à stabiliser les régions à la dérive. Alors que le prodigieux succès économique des pays émergents nous conduit, Nord et Sud, à une évidente impasse environnementale, Alexis Bonnel offre des pistes de réflexion et d’action pour inventer et diffuser un nouveau modèle de développement. Refusant les illusions de la décroissance, cet ouvrage montre qu’une aide publique au développement repensée est l’un des rares outils disponibles pour amorcer une cogestion avec le Sud de ces biens publics mondiaux menacés que sont la paix et …un climat tempéré.  »

 

Cet ouvrage montre qu’une aide publique au développement repensée est l’un des rares outils disponibles pour amorcer une cogestion avec le Sud de ces biens publics mondiaux.

Notre maison brûle au Sud de Serge Michailof et Alexis Bonnel – Éditeur : Fayard – Date de parution : 10 mars 2010 – 374 pages – ISBN-13 : 978-2213654270 – Prix public : 23 €

 

 

 




Génération de revenus et pérennisation des radios communautaires africaines

2042012

L’autonomie, l’indépendance, la viabilité financière, puis le développement des radios communautaires demandent une prise de conscience de la part de leurs dirigeants. C’est à eux en priorité que s’adressent ces quelques conseils. A celles et ceux qui ont la volonté de construire des fondations solides et de développer leur radio, que le contexte soit urbain ou rural.

 

En continuant de dépendre de l’aide de bailleurs de fonds, vous prenez le risque qu’un jour ou l’autre votre radio se retrouve en péril. Le soutien des bailleurs de fonds n’est pas éternel. Vous pouvez continuer à espérer qu’un bailleur succèdera toujours à un autre bailleur mais vous faites prendre un risque vital à la pérennité de votre radio. Si vous souhaitez construire un avenir plus sûr pour votre station, son personnel, ses auditeurs, vous devez engager un processus de pérennisation au plus vite.

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Dédicaces payantes en direct du centre ville de Monrovia (Liberia)

 

Votre stratégie de pérennisation doit d’une part veiller à réduire les dépenses à l’essentiel et d’autre part chercher à développer toutes les opportunités de ressources légales possibles.

Le premier poste de dépenses qu’il faut maîtriser est souvent celui de l’énergie. L’alimentation en carburant de votre générateur conditionne la durée de vos émissions quotidiennes et par conséquent la fidélité de vos auditeurs et annonceurs. En priorité, il faut trouver une solution alternative à l’achat de carburant qui ne profite qu’aux entreprises pétrolières. Le boeuf qui tourne, la production de carburant à base d’huile de palme, les panneaux solaires, devraient être des solutions à étudier si vous ne disposez pas d’alimentation électrique stable.

 

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Le boeuf qui tourne (source rfiplanetradio.org)

Le loyer est  généralement une ligne comptable lourde. Investissez dans l’immobilier ! Construisez votre local ou négociez avec des autorités, entreprises, ONG, avec votre communauté, pour la mise à disposition gratuite d’un container ou de locaux inutilisés.

Les charges salariales arrivent souvent en tête dans le budget d’une radio communautaire qui paie ses employés. Dans une stratégie de pérennisation, il faudra vous poser la question de savoir qui est indispensable au bon fonctionnement de votre projet de radio. N’avez-vous pas trop de personnel ? On constate qu’il y a généralement trop de journalistes et pas assez de marketeurs pour assurer la survie de votre station.

Enfin, il est indispensable que tous les flux d’argent entrants arrivent dans la caisse de la radio et non dans les poches du personnel. La corruption («coupage» en RDC) est totalement incompatible avec la génération de revenus.

 

Une radio organisée comme une équipe qui gagne

Pour développer des revenus, il faudra du personnel pour s’en occuper. Vous devez organiser votre station comme une équipe qui gagne. Comme une équipe de foot,  chacun à son poste en fonction de sa compétence. Trop de polyvalence est un risque qu’il faut limiter.

Sans marketing, pas de pérennisation solide. Suivant la taille et le budget de votre radio, il faudrait déployer sur le terrain une force de frappe de plusieurs commerciaux ou chargés de développement. Leur rôle n’est pas d’attendre que le client viennent à la radio. Au contraire, le travail d’un commercial est d’aller prospecter chaque jour, de visiter des clients, d’aller chercher les marchés là où ils sont.

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Steve Kamba, marketeur de la radio communautaire RCK à Likasi (RDC) en prospection sur le terrain

 

Diversifiez les sources de revenus

Les recettes purement publicitaires d’une station communautaires sont généralement limitées par la législation nationale. Il s’agit donc de trouver d’autres financements que la publicité commerciale. Il faut multiplier les sources de revenus et privilégier les activités qui ne génèrent pas de frais supplémentaires et font appel aux ressources internes de la radio. Dans les limites de la législation il faut développer :

La publicité commerciale :

  • les spots publicitaires pré-enregistrés et messages parlés lus en direct
  • le sponsoring d’émissions, de jeux
  • les publi-reportages

Les revenus liés à l’antenne :

  • les communiqués d’auditeurs, d’associations, d’autorités et institutions
  • la co-production d’émissions, de programmes, les pages magazine
  • les dédicaces
  • les retransmissions en direct depuis un événement

Les revenus hors antenne :

 

 

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Sonia Mackotoua, responsable commerciale de Radio Ndéké Luka à Bangui - RCA

 

Les autres formes de revenus annexes les plus souvent exploitées :

  • cyber, partage de connexion Internet
  • alimentation électrique, recharge de téléphones…
  • bureautique (photocopies, saisie de texte, scans, e-mails)
  • prise de photos numériques, portraits et impressions de photos
  • service de rédaction, de traductions (dialectes…)
  • formation informatique et Internet (Windows, Word, Excel, Google, Facebook…)
  • reportages vidéo (mariage, événement, cérémonie…)
  • location de matériel (chaises, tables, sonorisation…)
  • agriculture, jardinage
  • pisciculture, élevage (porcs, poulets, vaches, chèvres…)
  • organisation d’événements (kermesse, concert, spectacle, rencontre sportive…)
  • animation d’événement (Dj, présentateur…)
  • vente de pagnes, T-shirts

 

Des radios communautaires africaines ont engagé au fil des années un processus de pérennisation avec succès. (Ecoutez l’histoire de Néron Nkata de la radio Vuvu Kieto au Bas Congo). C’est une question de volonté, de stratégie, de rigueur dans l’organisation. Tout est possible, y compris dans les zones rurales les plus enclavées. L’émetteur de la radio est à lui seul une valeur précieuse, un outil productif, un atout de communication incontournable, un levier de développement économique puissant. Il faut apprendre à l’utiliser efficacement pour générer les revenus nécessaires à la survie et à la prospérité de votre radio.

 

Michel Colin
Consultant international, expert en marketing radio, formateur.
www.radiopubafrica.com




L’histoire de Néron Nkata, un marketeur efficace devenu directeur d’une radio communautaire viable et autonome

15032012
Image de prévisualisation YouTube

Néron Nkata était un simple employé de la radio communautaire Vuvu Kieto à Mbanza Ngungu dans la province du Bas Congo en RDC.

En octobre 2007, lors de ma première visite en RDC, la Fondation Hirondelle, m’a envoyé de Kinshasa à Mbanza Ngungu pour visiter une des radios communautaires partenaires de Radio Okapi. Freddy Lufulwabo m’a accompagné pour un aller-retour  dans la journée. J’ai passé quelques heures sur place avec l’équipe de la radio Vuvu Kieto, dirigée à l’époque par le Père Michel Aveledi. Nous avons parlé de génération de revenus puis nous sommes allés faire un tour en ville avec Néron, Simon et Alphonsine. Nous avons visité quelques magasins à la recherche d’annonceurs pour la radio. J’ai immédiatement été surpris par la capacité de mes 3 accompagnateurs à assimiler et à reproduire mon approche commerciale.

Quelques jours plus tard, Néron participait à Kinshasa à à la première formation organisée par la Fondation Hirondelle destinée à aider les radios communautaires à développer des revenus publicitaires locaux de manière autonome. Néron allait ensuite mettre en pratique les enseignements avec beaucoup d’application et de réussite. En décembre 2007, je recevais un email de Michel Aveledi pour m’informer que, pour la première fois, grâce aux 350 $US de recettes du mois de décembre, le personnel de la radio allait être payé et que tout le monde allait pouvoir passer un joyeux Noël !

La première boutique que nous avions visité fin 2007, Albarca (radios et téléviseurs), devenu annonceur annuel de Vuvu Kieto, a fait des émules dans la commune. Depuis, les recettes publicitaires ont progressé de manière spectaculaire (2’500 $US par mois en moyenne fin 2011 !) et la culture de la publicité a envahi Mbanza Ngungu ! Depuis, la radio est financièrement autonome et Néron est devenu directeur. En mars 2012, Néron a suivi à Kinshasa une nouvelle formation de formateur afin de pouvoir restituer ses connaissances et son expérience du terrain auprès de ses confrères Congolais. L’effet à été immédiat sur sa propre station. En octobre 2012, Vuvu Kieto a encaissé 12’000 $US de recettes diverses durant le mois !




“Community Media: A Good Practice Handbook,” de Steve Buckley

16022012

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(Source Radio for Peacebuilding). “Community Media: A Good Practice Handbook,” édité par Steve Buckley et soutenu par l’UNESCO, a été créé pour les professionnels des médias communautaires à travers le monde. Ce manuel regroupe une série d’études de cas illustrant des bonnes pratiques dans le domaine des médias communautaires, avec des exemples provenant d’une trentaine de pays. Le but du manuel est d’inspirer et de soutenir ceux qui s’engagent en faveur des médias communautaires, ainsi que de sensibiliser et d’encourager les décideurs politiques à soutenir les médias. Cette publication est un outil particulièrement utile pour les professionnels des médias communautaires qui met en avant les problèmes tout en offrant en même temps des solutions potentielles, se concentrant sur la durabilité et l’impact social des médias communautaires.

Télécharger cette publication en Pdf

 




13 février : l’UNESCO appelle à célébrer la Journée mondiale de la radio

13022012

13 février : l’UNESCO appelle à célébrer la Journée mondiale de la radio dans Developpement wrd_banner

Unesco. Avec une couverture pouvant atteindre 95% de la population mondiale, la radio est le média le plus universel qui existe. Afin de mettre en relief sa puissance comme plate-forme pour l’éducation et la promotion de la liberté d’expression et le débat public ainsi que son rôle vital dans la réponse aux crises et aux catastrophes, en novembre 2011 la Conférence générale de l’UNESCO a proclamé 13 février Journée mondiale de la radio*. Toutes les radios sont invitées à s’associer à cet événement, dont on célèbre la première édition.

(Consultez 15 idées pour célébrer la première journée mondiale de la radio)

Média peu coûteux qui requiert une technologie relativement simple, elle atteint des collectivités éloignées et des groupes marginalisés. Actuellement, Internet et les technologies mobiles contribuent à augmenter encore plus son champ d’application et ses possibilités.

Selon l’Union internationale des télécommunications, plus de 75 % des foyers des pays en développement possèdent au moins une radio. À ces chiffres il faut ajouter le nombre croissant de personnes qui écoutent la radio pour obtenir des informations et d’interagir via des connexions à large bande.

« La radio est le média qui touche le plus large public et en particulier les franges les plus marginalisées de nos sociétés » dit la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, dans un message enregistré pour l’occasion. « Une radio libre, indépendante et pluraliste est indispensable à des sociétés fortes ; elle est un élément vital pour faire progresser les droits de l’homme et les libertés fondamentales », ajoute-t-elle.

Afin d’encourager les diffuseurs publics, privés et communautaires à célébrer la Journée, l’UNESCO a créé un site web avec des messages audio en plusieurs langues ou des manuels à l’usage des radios communautaires. Il est ainsi possible d’écouter et reproduire gratuitement les archives sonores de l’UNESCO avec des voix telles que celles Pablo Neruda Jean-Paul Sartre, Jorge Luis Borges, André Malraux, Pablo Picasso, Charles de Gaulle, Youri Gagarine, Nikolaï Nikolaïevitch Semionov, Nelson Mandela, Frederik De Klerk ou Harry Belafonte.

La radio a toujours été considérée par l’UNESCO comme un outil de communication incontournable pour le développement et l’autonomisation. D’ailleurs, au cours de ses six décennies, l’Organisation a mené un certain nombre d’initiatives, notamment dans le domaine de la radio communautaire, et dans l’utilisation de la radio pour l’aide humanitaire avec le développement de la « valise radio ».

Le site officiel du World Radio Day







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